2006 - Manger loin du cancer

La nutrition dans la prévention du cancer est un sujet de plus en plus d’actualité et pour cause, c’est un défi de taille. Ce petit résumé tiré du livre Les aliments contre le cancer écrit par les Dr Béliveau et Gingras vous éclairera sans doute sur le sujet. Nous savons déjà que plusieurs molécules alimentaires jouent un rôle dans la lutte contre le cancer en activant des mécanismes très complexes. Ces substances sont aujourd’hui identifiées et ciblées comme élément pouvant potentiellement prévenir le développement de cellules cancéreuses. En voici les principaux responsables, pour notre plus grand bonheur...

Le brocoli, le chou-fleur, le chou et le chou de Bruxelles consituent des sources exceptionnelles de molécules anticancéreuses et devraient être consommés régulièrement. Il est important de mentionner qu’une cuisson légère est suffisante. L’ail, l’oignon et l’échalote peuvent freiner le développement du cancer. L’ail fraîchement écrasé est de loin la meilleure source de composé anticancéreux et doit être préféré aux formes séchées, en poudre ou en suppléments. Le soja a quant à lui une importante action protectrice contre la maladie. Il faut toutefois privilégier les fèves natures ou séchées (environ 50g par jour). Les suppléments à base d’isoflavones ne consituent pas une alternative valable aux aliments entiers. Le lycopène est ce composé essentiel au potentiel anticancéreux des tomates. Nous avions déjà mentionné dans une autre chronique que l’action bénéfique est maximale seulement à la suite de cuisson des tomates en présence de matières grasses (ex.: sauce à spaghetti).

Les petits fruits, une richesse propre au Québec! Consommez-en toute l’année: bleuets, fraises, framboises, mûres, canneberges et autres baies sont disponibles frais ou congelés! Pour ce qui est des canneberges, il est préférable de les consommer séchées plutôt que sous forme de jus. De plus, tous les agrumes (orange, pamplemousse, citron, mandarine et autres) sont des aliments essentiels à la prévention du cancer, qu’on les consomme entiers ou en jus.

Le curcuma, cette épice utilisée beaucoup en cuisine indienne, fait maintenant l’objet de grands espoirs en matière de prévention du cancer. Ajoutez 1 c. à thé par jour aux soupes, vinaigrettes ou plats de pâtes. La biodisponibilité de la curcumine est relativement faible, mais peut être grandement augmentée par la présence de poivre.

Le thé vert n’est maintenant plus un secret pour personne... Choisir de préférence le thé vert japonais, il est plus riche en substances anticancéreuses. Allouer toutefois 8 à 10 minutes d’infusion. Consommez jusqu’à 3 tasses par jour, fraîchement infusé, plusieurs fois par jour.

Les omega-3, ces bons gras dont nous avons aussi vanté les mérites il y a quelques mois! Rappelons nous qu’ils sont extrêmement instables et qu’il est préférable d’utiliser les aliments entiers plutôt que des suppléments enrichis d’omega-3. Les principales sources alimentaires d’acides gras omega-3 sont les noix de Grenoble fraîches, les graines de lin fraîchement moulues, l’huile de noix et de canola ainsi que les poissons gras à consommer à raison de 1 à 2 fois par semaine.

Pour terminer, le vin rouge et le chocolat noir sont tous deux reconnus pour leurs bienfaits contre le cancer au plus grand plaisir de certains... Le vin rouge n’est pas un breuvage alcoolique comme les autres car il contient une multitude de composés phytochimiques aux effets positifs pour la santé. Une consommation modérée est toutefois recommandée. Par ailleurs, la consommation quotidienne de 2 carrés de 40 grammes de chocolat à 70% de cacao peut avoir des effets positifs sur la santé. Vous serez donc d’accord maintenant pour éliminer certains aliments tels que les aliments marinés, en conserve, fumés, frits ou transformés. Les viandes rouges et l’alcool devraient toujours être pris avec modération.

Mettez ainsi la table aux aliments protecteurs et savourez la vie! Bon Appétit!

Catherine Stucky, Dt.P.